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Turin, Gênes, Milan et les lacs
Italie du nord
Vu par… Jean Giono

J’imaginais Turin très différent de ce qu’il est. On m’avait parlé de longues rues rectilignes se coupant à angles droits; on m’en avait fait une surface couverte de quadrilatères. Je croyais à une ville moderne. C’est au contraire une ville capitale.
Malgré une petite pluie fine, nous nous sommes promenés hier soir, Elise et moi, le long de la via Garibaldi dans un état voisin du contentement parfait. Personne ici n’est pétrifié par le soucis de singer l’ennui. Même les jolies femmes ne sont pas affectées. Elles s’intéressent à tout ce qui les entoure; elles prennent très franchement du plaisir à être dans la rue. A peine si je me suis posé quelques questions au sujet de cette tristesse qu’elles ont sur le visage pendant qu’elles s’amusent. J’ai compris qu’ici on pouvait se payer le luxe d’être romantique ouvertement. (…)

Avant de partir nous faisons un tour en voiture dans Turin. Mes impressions d’hier soir se confirment. Ces rues sans trottoirs pavées de grandes dalles sont des opéras. Il n’y a pas ici que commerce et industrie. La longue habitude des passions a déterminé le décor. Puisqu’on peut être ouvertement sensible sans ridicule les maçons en ont profité. Mes vieilles façades de la via Garibaldi, de la via Pô, de la Piazza Vittorio Veneto ne sont pas belles mais on sent que derrières elles on peut se permettre de dramatiser si on veut et c’est une sensation agréable. Je me dis qu’il est assez bizarre de rencontrer ici Shakespeare à chaque pas. Déjà hier soir j’avais vu des seuils, des portes, des ruelles, es arcades qui jouaient la comédie et même Richard III. Cependant, ce n’est que Turin dont on ne parle jamais.

Voyage en Italie
Jean Giono – 1954
Mon roadtrip en Italie du Nord

Verone

Verone n’est séparé de Desenzano que par une petit trentaine de kilomètres, autant dire que j’y suis très vite. J’ai donné à Monique l’adresse de mon bed&breakfast dans le centre historique. Comme à mon habitude je la suis sans me poser de question jusqu’à ce que je vois des panneaux restrictifs quant à l’accès au centre.

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Lac de Garde

Aujourd’hui le ciel et bien dégagé et je peux voir le Lac. Les montagnes semblent lointaines. Les rives de Lago di Garda sont bien plates et sans grand intérêt – au sud en tous cas, comparées à celles des lacs visités les jours précèdents. J’avais prévu de ne rien faire mais l’appel de Sirmione à quelques kilomètres résonne.

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Bergame

Jean-Claude repart aujourd’hui pour Paris mais nous avons un peu de temps pour faire une dernière visite; ce sera Bergame. Google map nous indique 1h20 de route pour rejoindre la ville au départ de Bellagio. Nous suivons les rives du Lac en direction de Come.

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Lac Majeur

Youpi ! La pluie est partie avec la nuit… ne crions pas victoire trop vite, il fait tout de même bien froid et le ciel reste très menaçant.
Toujours pas de Gabriele au petit-déjeuner. Nous ne lui dirons pas au revoir. Nous saluons Domenico et prenons la route pour le Lac d’Orta et Orta San Guilio, notre première étape lacustre.

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Milan

Cette fois c’est sur : il fait un temps pourri ! Gris, pluie, froid, pouark !

Nous ne voyons pas Gabriele au petit-déjeuner que Domenico nous prépare. Ce dernier parle assez bien français mais comme son fils il prétend avoir tout oublié… nous échangeons un peu sur la pluie, les musées à voir à Milan et prenons congé.

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Pavie

Descendre 200 mètres de marche avec une valise – à roulettes – c’est une chose, les remonter en est une autre… mais chaque chose en son temps ! D’abord petit-déjeuner : œufs durs, croissants, confiture maison, café. Il faut prendre des forces au cas où les roulettes ne feraient pas leur office.

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Portofino

Le soleil semble être de la partie et c’est plutôt bon puisque je me suis prévu une balade en bateau !

Plusieurs fois par jour, au départ de Camogli, des bateaux font le tour du cap de Portofino, et poussent même en saison jusqu’au Cinque Terre. A cette période de l’année ils s’arrêtent à San Frutuoso…

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Gênes / Camogli

Au programme du jour : un tour dans Gènes puis, après déjeuner, direction Camogli, à 25km au sud. Je ne devrais pas avoir trop de route à faire.

Une fois mon petit déjeuner englouti – servi dans une tourelle de l’immeuble avec vue sur la rue Gropallo ce qui me permet de surveiller l’arrivée du soleil

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Gênes

Je quitte Turin alors que le soleil revient et que le froid s’installe. Douze au départ, dix sur la route au alentours d’Alessendria, mais tout de même dix-huit au bord de la mer, à Spotorno, où je m’arrête pour déjeuner. Cette station balnéaire ressemble à un mini-Nice

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Turin

Je n’ai réservé qu’une chambre mais Enrico, le maître des lieux semble les avoir désertés et je peux profiter de l’appartement entier… ce n’est pas pour ça que je vais rester enfermé : J’ai Turin à découvrir ! Il semble faire plus froid que la veille, le soleil n’est pas au rendez-vous ce matin.

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Turin – Sacra di San Michele

Pourquoi Turin ?… pas pour la Juventus, ça c’est sur – le foot ne m’a jamais intéressé… Il fallait bien commencer le circuit quelque part, alors pourquoi pas Turin. Une fois n’est pas coutume : je pars seul ! Ça sera le première fois que je m’organise un périple rien que pour moi…

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Voyager chez soi

Dans les oreilles

Dans ma bibliothèque

Theoreme
Théorème
Pier Paolo Pasolini

Un jeune homme fait irruption chez de riches bourgeois milanais. Il est la grâce, la beauté mêmes. Et sa visite est davantage une visitation, qui s’accomplit dans et par la possession physique. La servante Emilie, puis Pierre, le fils de famille, puis la mère et Odette, la fille, enfin le père, tous connaîtront le visiteur, au sens biblique du terme.

J’ai lu ce livre il y a bien longtemps maintenant, j’étais au lycée, si ma mémoire ne me trompe pas… J’avais adoré ! Roman philosophique et poétique sur la bourgeoisie, sa place et ses carcans dans la société italienne des années 60 que fait voler en éclat la « visitation » d’un « christ » qui ne prone que la liberté et le goût du vice : fascinant pour l’adolescent que j’étais. Serais-je autant subjugué aujourd’hui ?

À lire également Un Été au bord du Lac d’Alberto Vigevani : Entre les deux guerres, l’été, la bourgeoisie milanaise est en villégiature au bord du lac de Côme dans de grandes villas cossues. De jeunes adolescents découvrent les émois amoureux. Ils seront bientôt pris dans la tourmente du fascisme et de la Seconde Guerre mondiale. Un magnifique roman tout en finesse sur l’adolescence, le désir et la peur de grandir, dans une époque où le monde s’effondre.

Sur les écrans

La Sapienza
Eugène Green

À 50 ans, Alexandre a derrière lui une brillante carrière d’architecte. En proie à des doutes sur le sens de son travail et sur son mariage, il part en Italie accompagné de sa femme, avec le projet d’écrire un texte qu’il médite depuis longtemps sur l’architecte baroque Francesco Borromini. En arrivant à Stresa, sur les rives du Lac Majeur, ils font la rencontre de jeunes frère et soeur, qui donneront un tout autre tour à cette échappée italienne.

Des splendides paysages du Lac Majeur à l’architecture de Rome, Green nous conduit sur les traces de Borromini, nous enveloppe de la musique de Monteverdi et nous plonge au coeur de l’aventure humaine du couple… Mais toute cette beauté (les images sont absolument époustouflante) ne rend-elle pas tout cela un peu froid et déshumanisé ?… A vous de voir.

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