10 octobre 2016
Gênes

Je quitte Turin alors que le soleil revient et que le froid s’installe. Douze au départ, dix sur la route au alentours d’Alessendria, mais tout de même dix-huit au bord de la mer, à Spotorno, où je m’arrête pour déjeuner. Cette station balnéaire ressemble à un mini-Nice : mini-promenade en courbe devant la mer, mini-plage de mini-galets et des villas colorées, des immeubles bas. C’est probablement bondé en été, aujourd’hui il n’y a quasiment personne. Un vent frais m’empêche d’enlever mon pull.

L’arrivée à Gènes est des plus étrange : la route traverse la ville, côté mer, mais en hauteur, sur des piliers de béton, comme c’était le cas à Marseille il y a encore quelques années (pour ceux qui s’en souviennent…). En quittant cette transversale direction « centro » on traverse des parkings étagés sans trop savoir si l’on est sous ou sur terre ! Et pour cause, je m’en rendrai compte en allant me promener, la ville est faite de dénivelés. On ne sait si les bâtisseurs ont épousés les courbes existantes ou s’ils ont creusé, foré, pour élever leur cité dans ce gruyère. Sans doute un peu des deux ! Les rues montent et descendent bien sûr mais elles sont parfois indépendantes des immeubles, qui prennent appuie plus bas, dans une autre rue, un autre corso. Il y a des tunnels, des ponts partout, des « elevatore » comme à Lisbonne… À Turin les rues montent en pente douce au départ du fleuve, la montagne n’est qu’à quelques kilomètres mais on ne sent pas sa présence au cœur de la ville; À Gènes c’est tout l’inverse ! On dirait qu’on a ajouté des creux et des bosses à la montagne sur laquelle la ville s’appuie. J’avais parfois l’impression d’être dans un dessin de M. C. Escher, ne sachant si en entamant l’ascension de telle rue je n’allais pas me retrouver plus bas que mon point de départ !…

je trouve du premier coup une place pour me garer via Gropallo à quelques mètre de mon hôtel. Si c’est pas de la veine. Comme souvent en Italie (et en Espagne également), celui-ci n’occupe pas un immeuble entier mais seulement un étage ou plutôt une partie du troisième. Un hall immense, un ascenseur grillagé avec portillon et strapontin; je fais un saut dans le temps. Je suis accueilli par une jeune femme charmante, rousse (fait-elle tomber les chandeliers elle aussi lorsqu’elle prie ?), dont l’anglais est un peu approximatif mais nous nous comprenons sans trop de problème. Elle me donne une carte à placer sous le pare-brise pour éviter de payer le parking pendant la durée de mon séjour, me montre ma chambre et ma salle de bain partagée (finalement non), m’explique ce qu’il faut voir à Gènes en traçant au stabilo de grand traits sur un plan de la ville et me quitte avec des « bacci ».

Je me rend compte qui j’ai oublié dans ma chambrette le plan « stabilobossé », tant pis. Je vais là où mes pas me portent : via XX Settembre et ses grandes arcades commerçantes, Piazza de Ferrari, Palazzo Ducale (où je n’entre pas, je me garde ça pour le lendemain), Chiesa del Gesù (où j’entre mais il y a un office donc pas de visite ni de photo), Cattedrale San Lorenzo (les portes sont closes, sans doute est-il trop tard)… Je me perds ensuite dans les ruelles du centre historique pendant quelques temps.

Piazza dell’Erbe, une bière en terrasse :
– Aperitivo ?
– Si…

Je vois alors débarquer sur la table des bouts de pizza, de la macédoine de légumes, des patates, des olives… un apéro gargantuesque rien que pour moi. Je reste là jusque’ à ce que le froid me pousse à aller diner. J’avais repéré, face à la cathédrale, un restau de burger qui m’avait paru fort sympathique : le Ham Holly Burger. Ca sera parfait ! Je refait ensuite le parcours en sens inverse jusqu’au Palazzo Gropallo, il n’est plus l’heure de se perdre dans Gênes; Je verrai tout ça de jour demain.

Un hamburger à Gênes ?

Voilà ce qu’on pourrait appeler un restaurant 2.0 ! La serveuse n’est là que pour expliquer le fonctionnement du restaurant, elle vous glisse un iPad entre les mains et à vous de faire votre choix de burger, d’ingrédients à ajouter, de boisson, d’accompagnement, et quand quand vous cliquez sur valider ça part direct en cuisine… C’est assez étonnant ! Cela dit il faut tout de même passer à la caisse à la fin du repas on ne paye pas sur l’iPad.


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La suite du voyage

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