C't'écoeurant tellement c'est bon
Canada & Québec
Vu par… Samuel de Champlain

De l’île d’Orléans jusqu’à Québec, il y a une lieue, et j’y arrivai le 3 juillet, où étant je cherchai un lieu propre pour notre habitation, mais je n’en pus trouver de plus commode, ni de mieux situé que la pointe de Québec, ainsi appelée des sauvages, laquelle était remplie de noyers. Aussitôt, j’employai une partie de nos ouvriers à les abattre pour y faire notre habitation, l’autre à scier des ais, l’autre à fouiller la cave et faire des fossés, et l’autre à aller quérir nos commodités à Tadoussac avec la barque. La première chose que nous fîmes fut le magasin pour mettre nos vivres à couvert, ce qui fut promptement fait par la diligence de tout un chacun et le soin que j’en eus. (…)

Pendant que les charpentiers, scieurs d’ais et autres ouvriers travaillaient à notre logement, je fis mettre tout le reste à défricher autour de l’habitation, afin de faire des jardinages pour y semer des grains et graines pour voir comment le tout succéderait, d’autant que la terre paraissait fort bonne. Cependant, quantité de sauvages étaient cabanés proches de nous , quifaisaient la pêche d’anguilles, qui commencent à venir comme au 15e jour de septembre et finissent au 15 octobre. En ce temps, tous les sauvages se nourrissent de cette manne, et ils en font sécher pour l’hiver jusqu’au mois de février, durant lequel les neiges sont grandes comme de deux pieds et demi, et trois pieds pour le plus, ce qui est le temps que quand leurs anguilles , et autres choses qu’ils font chercher, sont accommodées, ils vont à la chasse aux castors, où ils sont jusqu’au commencement de janvier. Comme ils y furent, ils nous laissèrent en garde toutes leurs anguilles et autres choses jusqu’à leur retour, qui fut au 15 décembre, et ils ne firent pas grande chasse de castors, pour les eaux être trop grandes et les rivières débordées , ainsi qu’ils nous dirent. Je leur rendis leurs victuailles qui ne leur durèrent que jusqu’au 20e jour de janvier. Quand leurs anguilles leur faillent, ils ont recours à la chasse aux élans et autres bêtes sauvages qu’ils peuvent trouver en attendant le printemps, où j’eus moyen de les entretenir de plusieurs choses. Je considérai fort particulièrement leurs coutumes.

Tous ces peuples pâtissent tant que quelquefois ils sont contraints de vivre de certains coquillages et de manger leurs chiens et les peaux desquelles ils se couvrent contre le froid. Je tiens que qui leur montrerait à vivre et leur enseignerait le labourage des terres et autres choses, ils apprendraient fort bien, car il s’en trouve assez qui ont bon jugement et répondent à propos sur ce qu’on leur demande. Ils ont une méchanceté en eux qui est d’user de vengeance et d’être grands menteurs, gens auxquels il ne se faut pas trop assurer, sinon avec raison et la force en la main. Ils promettent assez, mais ils tiennent peu. Ce sont des gens qui, pour la plupart, n’ont point de loi, selon ce que j’ai pu voir, avec tout plein d’autres fausses croyances.

Aux Origines du Québec
Samuel Champlain – 1608
De Niagara à Percé

Retour sur Paris…

Dernières visites avant de rejoindre l’aéroport Trudeau de Montréal… Nous avons encore la journée, puisque le vol n’est qu’à 19h50. Mais avant de quitter Québec, il faut faire quelques courses afin de ramener quelques souvenirs.

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Québec

Enfin un lever (un peu) tardif… Petit déjeuner à 9 heures… au café en bas de l’hôtel : le Feu Sacré. Allez savoir pourquoi certains ont droit à l’assiette boulangère d’après les bons remis par la réception et les autres à la formule express…

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Québec

Levés aux aurores pour essayer d’ attraper le traversier à St Siméon à 9h30, ce qui nous permettrait de faire la descente sur Québec par la rive sud. Mauvaise nouvelle : il pleut à torrent et il y a un brouillard à couper au couteau.

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Tadoussac

Il n’est pas bien fameux le temps à notre réveil… Il pleut ! Du coup, pas de petit déjeuner sur la terrasse. Il est servi dans la salle à manger et GianLuca nous a préparé un plat chaud.

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L’île aux Coudres

Le petit déjeuner de Gianluca est organisé sous forme de buffet. Tout ou presque y est fait maison. Nous mangeons au soleil, sur la galerie.

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La Malbaie

Aujourd’hui est sûrement l’étape la plus longue de notre périple. Pas loin de 400 km pour rejoindre la Côte du Charlevoix, et notre auberge à la Malbaie.

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Montréal

Il a fait bien chaud cette nuit à Montréal. Le temps est orageux. Pleuvra ? Pleuvra pas ? Le petit déjeuner nous est préparé en ce dimanche par M. Tremblay.

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Montréal

Marion, notre hôte, nous avait proposé deux horaires pour le petit déjeuner, nous avions choisi le créneau le plus matinal et c’est bien reposés, après une nuit au calme que nous descendons à 9h.

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Gananoque

Réveil assez matinal. Le petit déjeuner est servi au rez-de-chaussée dans une immense pièce. Un buffet assez bien garni nous tend les bras. On peut même se faire cuire des gaufres soi même.

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Toronto

Yvette nous l’avait promis, voici le petit déjeuner roboratif, avec, entre autre, le « yagoute que j’faite moi même à la maison » pis des toasts au saucisson… Le mélange est étrange…

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Niagara Falls

Nouveau périple canadien. Le programme bien sûr sera différent, nous ne restons que dix jours, et nous nous déplaçons à quatre : Denise et Claude sont de la partie.

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Montréal

La météo l’avait annoncé, nous nous réveillons sous un ciel bien tristouille, d’ailleurs, il commence à pleuvoir très rapidement. La pluie, genre crachin breton d’abord, devient assez vite plus mouillante !

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Montréal

Une fois le déjeuner englouti et le rituel du « bon café » sur le perron, nous nous entamons une nouvelle journée de marche. Au programme le quartier de l’université Mc Gill et magasinage dans l’ouest de la ville.

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Montréal

Nous retrouvons les petits déjeuners copieux de Marysia ! Puis, équipés de notre guide « Montréal autrement » nous décidons d’aller découvrir le vieux Montréal

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Québec / Montréal

Le temps est de nouveau un peu gris mais il ne pleut pas encore.
Nous quittons Québec pour Montréal, la dernière étape de notre voyage. 254 km !

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Québec

Après le petit déjeuner pris sur la terrasse de l’hôtel, nous partons à la découverte de la ville sous le soleil. Nous décidons de quitter les fortifications pour explorer la Grande Allée

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Rivière-du-Loup / Québec

Comme prévu le temps s’est couvert pendant la nuit. Le ciel est gris et bas. Il ne fait pas froid mais il tombe une petite bruine bien humide.
Il nous reste environ 250 km à parcourir pour atteindre Québec.

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Rivière-du-Loup

Au programme du jour presque 300km pour rejoindre Rivière du Loup (dont une centaine – Matane Rimouski – déjà faite à l’aller).
Nous décidons donc de rouler le plus possible le matin.

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Saint-Anne-des-Monts

Départ vers Gaspé après une petite visite au Macareux. Quelques achats : Une vieille plaque d’immatriculation québécoise et un magnet attention caribous !

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Percé

Le soleil est toujours et plus que jamais là.
Incontournable à Percé, outre le rocher, la visite aux fous de Bassan sur l’île de Bonaventure.

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New Richmond

Soleil. Enfin ! Il fait 20° nous sortons les shorts pour la première fois.
Première étape du jour : New Richmond et le village gaspésien d’héritage britannique.

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Carleton-sur-Mer

Mauvaise surprise : le pneu arrière gauche est de nouveau à plat. Nous utilisons le téléphone de l’accueil pour appeler l’assistance Alamo. On sera remboursé des frais de réparation.

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Matane

La brume ne s’est pas levée bien au contraire…
En route pour Forestville et la traversée du Saint-Laurent.
Nous passons aux Escoumins, petit village de pêcheurs créé par des Basques, et qui offre une vue splendide sur le Saint-Laurent selon le guide. C’est sans doute vrai mais il y a… la brume. Tant pis.

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Tadoussac

Départ à 11h après une paire de crêpes au sirop d’érable, direction Tadoussac et les baleines !
Nous avons le choix entre la rive nord du Saguenay et le village de Sainte Rose (l’un des plus beau de la région d’après le guide) ou la rive sud et le parc du Saguenay. Nous choisissons la rive sud ce qui nous évite de revenir sur nos pas.

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La Baie

Réveillé à 7h.
Le café-boulangerie intégré à l’hôtel est ouvert. Petit-dej servi par la patronne de retour, visiblement dépitée qu’on paye avec un bon d’échange… Le petit déjeuner au café « régulier » expédié, nous plions bagage non sans avoir goûté un espresso à l’américaine…

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Alma

Départ vers 9h30 pour le lac Saint-Jean. Il fait très beau, un peu frais encore. Le thermomètre de la voiture indique 14°.

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St Alexis des Monts

Réveillés à 5h. Rendormis. Réveillés à 7h. Attendre le petit dej de 9h30.
La salle à manger est pleine, nous déjeunons dans la cuisine, au soleil

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Paris / Montréal

Vol sans problème. Moins long que prévu. Par contre, longue attente pour récupérer les bagages.
Accueil très sympathique et limite trop expansif (génial ! formidable ! merveilleux !) de Simon chez Alamo pour récupérer la voiture de location.

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Voyager chez soi

Dans les oreilles

Dans ma bibliothèque

Chroniques du plateau Mont-Royal
Les Chroniques du Plateau Mont-Royal
Michel Tremblay

J’ai découvert Michel Tremblay au début des années 90 avec Un Ange Cornu avec des Ailes de Tôle et je suis tout de suite tombé en amour avec son univers ! Romancier et dramaturge, considéré aujourd’hui comme un auteur phare du Québec et ambassadeur du joual (la « parlure » québécoise qu’il met en scène dès sa première pièce Belles Soeurs en 1968, véritable révolution dans le domaine des lettres du Québec). Depuis 1978, il brosse à travers Les Chroniques du Plateau Mont-Royal puis La Diaspora des Desrosiers, l’histoire romancée de sa famille; des destins tragiques, une multitude personnages épiques et terriblement attachants, l’histoire de Montréal par le petit bout de la lorgnette, du côté des « petites gens ». Tout commence avec Nana (Réauna, la mère de l’auteur) enceinte jusqu’au yeux en 1944 qui passe se journées à lire des romans sur la galerie de la l’appartement qu’elle partage avec son mari Gabriel, ses deux enfants, sa belle mère, Victoire, ancienne concierge acariâtre dont le mari, alcoolique est mort étouffé dans son sommeil, Edouard son jeune beau-frère, vendeur de chaussure efféminé et  un peu replet qui rêve de devenir la Duchesse de Langeais, Albertine sa belle-soeur qui peine à s’en sortir avec ses deux enfants, Thérèse dont les fréquentations laissent à désirées, et Marcel, le petit dernier, à qui il manque une case… Une belle ménagerie qui s’aime et se chamaille !

Sur les écrans

Louis 19 / Reality Show
Michel Poulette

J’aurais pu choisir un film de Xavier Dolan, le nouveau chouchou du cinéma francophone, césarisé, oscarisé, cannopalmé,… mais non je préfère vous parler d’un film de 1994 signé Michel Poulette, passé quasiment inaperçu à l’époque en France : Louis 19, le roi des ondes.

Louis Jobin ne jure que par la télévision, il participe à tous les jeux, multiplie les apparitions dans le petit écran par tout un tas de stratagèmes… Son rêve de devenir une vedette cathodique va se réaliser lorsqu’il gagne le concours que lance la chaine 19 et qui offre au vainqueur d’être filmé 24h sur 24 pendant 3 mois. Louis va alors découvrir l’envers du décor : la célébrité, ses revers, les angoisses de l’audimat et la manipulation des dirigeants de la chaine.

Un petit film drôle, fin et très bien vu ! Au scénario si bien ficelé que les américains – et en particulier Ron Howard – s’en sont emparé pour réaliser EdTV quelques années plus tard.

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