À l'ombre du mur
Berlin
Vu par… Christopher Isherwood

Berlin est une cité à deux centres : le groupe luxueux des hôtels, des bars, des cinémas et des magasins autour de l’église du Souvenir, noyau scintillant de lumières comme un faux diamant dans la pénombre mesquine de la ville ; et puis le centre civique des édifices pleins de morgue, savamment disposés aux abords de l’Unter Den Linden. De grand style international, copies de copies, ils proclament notre dignité de capitale : un parlement, plusieurs musées, une banque d’État, une cathédrale, un opéra, une douzaine d’ambassades, un arc de triomphe – rien n’a été oublié. (…)
Mais le vrai Berlin, c’est un petit bois humide et noir, le Tiergarten. A cette époque l’année, le froid fait sortir de leurs hameaux mal abrités les jeunes paysans qui viennent chercher en ville quelques pitances et du travail. Mais la ville qui brillait dans la nuit sur la plaine d’un éclat si vif et si engageant se révèle froide et cruelle et morte. Sa tiédeur n’est qu’une illusion, un mirage du désert hivernal. Elle se refuse à recevoir ses garçons. Elle n’a rien à offrir. Le froid les pourchasse dans les rues jusque dans ce bois, son cœur cruel. C’est là qu’ils viennent se blottir sur les bancs, glacés et mourant de faim, rêvant aux cheminées de leurs chaumières lointaines.

Traduit de l’anglais par Ludmila Savitsky

Adieu à Berlin
Christopher Isherwood – 1939
Errances berlinoises

Du Gendarmenmarkt au Ku-Damm

Ce qu’il y a de bien dès qu’on sort de France, ce sont les pantagrueliques petits déjeuners servis dans les hôtels.
Nous ne sommes pas déçus ! Tout y est : les saucisses et les fromages de toutes sortes, les œufs, les pancakes, le Quark, etc…

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Voyager chez soi

Dans les oreilles

Dans ma bibliothèque

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Seul dans Berlin
Hans Fallada

Mai 1940, on fête à Berlin la campagne de France. La ferveur nazie est au plus haut. Derrière la façade triomphale du Reich se cache un monde de misère et de terreur. Seul dans Berlin raconte le quotidien d’un immeuble modeste de la rue Jablonski, à Berlin. Persécuteurs et persécutés y cohabitent. C’est Mme Rosenthal, juive, dénoncée et pillée par ses voisins. C’est Baldur Persicke, jeune recrue des SS qui terrorise sa famille. Ce sont les Quangel, désespérés d’avoir perdu leur fils au front, qui inondent la ville de tracts contre Hitler et déjouent la Gestapo avant de connaître une terrifiante descente aux enfers.

Sur les écrans

Goodbye Lenin !
Wolfgang Becker – 2003

Alex, un jeune Berlinois de l’Est, apprend la chute du mur alors que sa mère est dans le coma à la suite d’un infarctus. Celle-ci a toujours été quelqu’un d’actif, participant avec enthousiasme à l’animation d’une chorale.
Les mois passent et le coma continue. La ville se transforme, les voitures occidentales sillonnent les rues, les publicités envahissent les murs. Au bout de huit mois, elle ouvre les yeux dans une ville qu’elle ne peut plus reconnaître. Alex veut absolument lui éviter un choc brutal que son coeur affaibli ne pourrait supporter.
Profitant de son alitement, avec l’aide de sa famille et de ses amis, il reconstruit autour d’elle son univers familier, convoque les jeunes chanteurs de la chorale, sollicite l’aide d’un ancien cosmonaute, reconverti en chauffeur de taxi, et s’efforce de faire revivre la RDA dans les 79 m² de l’appartement, remis aux normes socialistes.

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