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29 août 2010
Les Météores

Lorsque nous arrivons au petit-déjeuner ceux qui viennent de finir lavent leur bol… Faut-il faire sa vaisselle dans cet hôtel ? L’ambiance est un peu « roots » mais quand même… L’Alsos House est doté d’un immense toit-terrasse où nous prenons le petit-déjeuner, même si c’est plutôt agréable la chaleur monte vite et nous décidons de ne pas trop nous attarder pour ne pas faire les visites des monastères en plein cagnard.

Le temps de regarder la carte pour préparer l’itinéraire et nous voilà parti. Les monastères sont nombreux et pas toujours très faciles d’accès, n’étant pas vraiment de grand sportifs, nous choisissons, comme le guide bleu le préconise, d’en visiter deux ou trois.

Nous traversons Kalambaka et Kastraki et entamons la montée. Nous sommes très rapidement au cœur des météores, le paysage est extraordinaire : de toutes parts s’élèvent d’immenses roches de grès érodées comparables à de gigantesques menhirs. Nous apercevons bientôt un premier monastère au sommet d’un rocher, Hagios Nicolaos Anapausas, saisissant. L’accès est trop compliqué, nous continuons notre route jusqu’au monastère suivant : Varlaam.

Sur le parking un panneau en 4 langues explique que les shorts sont interdits, les femmes doivent porter une jupe longue et avoir les bras couverts. Heureusement nous avions prévu le coup : nous troquons le short pour un pantalon. Ceci fait nous entamons la grimpette au monastère : d’abord un petit pont de bois (de quelques mètres), qu’on a traversé naguère, au dessus du vide puis un escalier à flanc de montagne. La vue est magnifique et terriblement impressionnante. Le
monastère n’est pas très grand : un tout petit musée liturgique, une cellule contenant un gigantesque tonneau, un catholicon (que nous ne pouvoir qu’entrevoir, un groupe de polonais avec guide occupant toute la place) aux plafonds peints au XVIIème, et l’indispensable boutique de souvenirs.

Le second que nous visiterons est par contre le plus grand de tous : Meteoron ou Grand Metéore. C’est une petite cité avec cuisine, réfectoire, atelier de charpentier. Une fois laissé la voiture, il faut d’abord descendre du plateau sur lequel se trouve le parking pour escalader le rocher où est situé le monastère. Par 35 et quelques degrés, il s’agit d’un bel exercice ! Et la descente également, l’escalier, pas forcement praticable à 2 voies, se trouvant envahi de groupes de Tchèques, de Grecques souhaitant se faire photographier devant le paysage, de jeunes slalomant, de vieux trainant la patte désireux d’embrasser les saints du catholicon… Heureusement que le système du filet monte-charge n’est plus utilisé que pour les provisions.

Une fois ce tour de force accompli, il fait bien évidemment faim. En redescendant sur Kastraki, sur le bord de la route, une taverne à la terrasse ombragée : la taberna Boufidis. Des brochettes d’1m20 cuisent sur un barbecue. Une « yaya » bien en chair, un visage de sorcière joviale et plus moustachue que ses fils et polyglotte de surcroît, nous accueille d’une tape sur la nuque :
– alors qu’est-ce que vous voulez manger ? Des souvlakis ? Et une salade grecque ? Très bien et à boire ?
– euh oui… Deux bières…
– parfait

L’ambiance est inimitable. Les souvlakis et la salade délicieux. Une adresse à conserver même s’il est peu probable que nous revenions un jour à Kalambaka. Mais ami lecteur, n’hésite pas à t’arrêter à la Taberna Boufidis ! D’ailleurs les Boufidis sont visiblement une sorte de barons locaux puisque, outre la taberna, ils ont aussi le camping juste en face ainsi que des chambre d’hôtes comme nous le découvrirons un peu plus loin.

La température est montée à plus de 40. Il est plus raisonnable de faire ce que tout le monde fait ici : la sieste, plutôt que de remonter visiter un autre monastère. Vers 19h, lorsque le soleil commence à décliner, nous reprenons la voiture pour assister au coucher du soleil sur les Météores. D’Hagios Stéphanos à Grand Météore la route nous offre l’un des paysages les plus magiques qu’il nous ait été donné de voir.

Nous redescendons avant qu’il ne fasse complètement nuit et que la route soit impraticable. Sur « la place aux jets d’eau » un autre spectacle de rêve nous attend. Un groupe de femmes entre 40 et 60 ans s’est donné rendez-vous pour prendre un verre : elles portent des robes très habillées (genre robe de cocktail ne couvrant qu’une épaule), des talons compensés très hauts et des brushings improbables. On dirait un fan club de Céline Dion. Nous dînons également sur la place dans un petit restaurant, la nourriture n’a rien d’extraordinaire mais le service très sympathique. En partant le serveur nous offre un jeu de cartes postales.

Carnet d’adresses

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