J’ai toujours aimé pendant mes vacances, lorsque c’est possible, alterner découverte et bronzette. Cette fois n’échappe pas à la règle puisque la côte au nord de St Nazaire regorge de stations balnéaires : St Marc sur Mer, Pornichet, Le Pouliguen, La Baule, Le Croisic…

Nous n’essayerons tout de même pas toutes les plages de la côte; pour être honnête nous n’en ne testerons que deux, naturistes :

  • La plage de Pen Bron au sud de la Turballe, qui s’étire sur des kilomètres le long d’un bois de pins, où le naturisme n’est que toléré. Certains nous ont raconté que les gendarmes feraient la chasse à ceux qui traversent le bois pour se rendre à la plage, celui-ci étant une propriété privée… Pour éviter les ennuis vous pouvez vous garer à l’ancien Centre Heliomarin de la pointe de Pen Bron et marcher marcher marcher… marcher pour atteindre la zone naturiste. Ça vous permettra de repérer les méduses échouées et apprendre à les éviter… Si les gendarmes ne sont là que l’été, les méduses rayonnées, elles, semblent là toute l’année. 
  • La plage des Jaunais, pointe de Chémoulin entre St-Marc sur Mer et Ste Marguerite. Cette plage, contrairement à la précédente clairement identifiée naturiste, est une petite merveille ! Un peu plus grande qu’une crique, elle est bordée de gros rochers noirs où nichent des cormorans. On y accède par un escalier taillé à même la falaise (tout de même sécurisé par des rampes). Le décor est magique, l’eau claire et ici point de méduse… Bref une bonne adresse ! Et si vous n’aimez pas enlever votre maillot de bain, sachez qu’une plage juste à côté et toute aussi jolie vous accueillera volontiers.

Mis à part les plages nous avons un peu exploré les environs et notamment les villes et les village de la côte à commencer par Pornichet. 

Après avoir visité Saint-Nazaire et son quartier ville-port, nous avons longé la mer à la recherche d’un troquet un peu attrayant pour l’apéro. Le bord de mer à St Nazaire est plutôt agréable et certaines maisons cossues du XIXème et du début du XXeme ont eu la chance d’échapper aux bombardements. Sur la promenade récemment réaménagée le « Sammy », monument en hommage aux soldats américains venus combattre sur nos côtes lors de la première guerre mondiale (un immense aigle portant sur son dos l’un de ces hommes brandissant une épée) mais à priori point de bar… nous poussons donc jusqu’à Pornichet. Ce que nous voyons du front de mer, de loin il est vrai, ne nous attire guère. Nous constaterons quelques jours plus tard que celui-ci comme celui de La Baule dont il est la continuité à été complètement remaniée il y a une bonne trentaine d’année, des immeubles sans âmes mais permettant de loger beaucoup plus de vacanciers ont pris la place des belles villas qui bordaient initialement la plage : un massacre ! Ce même jour nous nous rendrons compte que ce type de villa a survécu à La Baule, au milieu des pins, dans les rues qui ne font pas face à la mer. La bêtise de nos élus et des promoteurs immobiliers m’étonnera toujours… Ces merveilleuses maisons ont probablement disparues à l’époque même où les marais salants de Guérande étaient convoités par ces mêmes élus et promoteurs qui souhaitaient y voir construire une marina et une voie expresse… No comment ! En attendant nous trouvons à nous attabler dans l’un des nombreux bars-restaurants du port de plaisance de Pornichet. Ça n’est pas non plus d’une grande beauté, le port de plaisance étant une excroissance bétonnée, circulaire, tout au bout du front de mer, absolument dénuée de charme, mais nous avons les pieds sur les rochers et la vue sur les bateaux. C’est toujours ça.

Un midi nous nous rendrons à Piriac-sur-Mer pour y déjeuner dans une institution du village, recommandé par notre amie Nathalie : la Crêperie Lacomère. Non seulement on y mange bien mais le patron n’hésite pas à sortir sa cornemuse (son biniou, sa veuze, quelque soit le nom qu’on lui donne par ici) et faire le show en jouant du David Bowie pour toute la terrasse. Un régal !

Nous irons bien évidemment voir la petite plage de Saint-Marc-sur-Mer, où ont été tournées les Vacances de M. Hulot. La plage est mignonne mais assez anecdotique et le bourg n’a vraiment aucun intérêt. Tant pis. 

Quelques jours plus tard c’est au Croisic que nous nous attablerons – dans une pizzeria fort bonne d’ailleurs, où nous n’avons absolument pas mangé de pizza. C’est un peu plus cossu qu’à Piriac et visuellement c’est une vraie carte-postale du sud Bretagne ! J’ai adoré bien évidemment ! 

Alors c’est sûr aller au sud de la Bretagne ça n’est pas le voyage du siècle, mais justement ! La France est un pays au mille facettes qui offre de multiple possibilités de villégiature. À quelques heures de route on trouve de belles régions avec des plages magnifiques, un énorme patrimoine, des paysages très variés… et de bonnes crêpes à l’andouille ! Que demander de plus ! Si j’étais vous je réserverais tout de suite pour l’été prochain…

Déjeuner à Piriac-sur-Mer

 

… ou à St-Marc-sur-Mer

 

La suite du voyage

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