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26 juillet 2016
Costa Smeralda et Porto Cervo

Il est temps à présent d’aller voir à quoi ressemble la fameuse côte d’émeraude ! Cap à l’est, à nouveau, mais cette fois par l’intérieur des terres. Nous retrouvons les beaux paysages agricoles des premiers jours, des vallons, des villages escarpés, un lac aux reflets d’Agathe puis une sorte d’autoroute, la vitesse y est encore limitée à 50… c’est un peu longuet. Comme nous préférons éviter les plages aménagées nous décidons de déjeuner avant d’arriver au bord de l’eau. Nous nous arrêtons à San Pantaleon. Le village, écrasé de soleil, évoque les années 60/70 chic. Une grande place avec de petites boutiques d’artisanat d’art, des échoppes de fringues, des paréos et des robes amples et légères aux couleur psychédéliques, un antiquaire, une église, un bar-restaurant lui faisant face… nous y déjeunons d’une grande assiette de fromages et charcuteries sardes. C’est très fin bien qu’un peu frugal. Tout est calme, comme figé par la chaleur. Ce joli village semble accueillir à l’année, ou au moins pour toute la saison d’été, des continentaux ayant trouvés en San Pantaleon leur petit éden, et vendent aux touristes de passage les bijoux qu’il façonnent eux-même ou proposent des cours de yoga.

En quittant le village, nous jouissons d’une vue magnifique sur la Costa Smeralda, et les nombreux yachts qui constellent l’étendue bleue n’annonce rien de bon… Après quelques essais infructueux nous trouvons la route – ou plutôt la piste – qui longe la mer et dessert les différentes plages. Celle-ci est à sens unique et nous suivons comme des moutons d’autres véhicules qui, comme le notre, cherchent une place pour se garer. Tous les parking sont pleins, les bas côté déjà occupés… notre après-midi de plage s’annonce mal. Nous trouvons finalement à poser la voiture au bout de la route, à côté de la plage de (?). Y trouverons nous un bout de sable pour poser notre serviette ? Sur la plage de (?) que nenni ! Elle est bondée de familles, chargée de parasols. Un chemin sur la gauche, voyons où cela nous mène. Miracle : une plage vaste et quasiment déserte ! Les italiens n’aiment à priori que les plages aménagées. Il n’y a là ni transat, ni parasols, ni buvette. Le décor est charmant, des grillons jouent les caméléons sur les rochers, l’eau est claire et sans méduse : nous sommes les rois du monde ! Pourtant a quelques mètres un groupe d’italiens démontre leur goût pour la promiscuité : il s’entassent à six sous un seul parasol avec deux glacières et un transistor ! Ils sont suffisamment loin pour ne pas nous gêner et suffisamment proche pour que nous puissions en rire.

Lorsque le soleil commence sa descente et donne aux rochers des reflets roux nous  reprenons la route direction Porto Cervo.

Porto Cervo est né, à la fin des années 60, de l’imagination fertile de designers et d’architectes sardes souhaitant promouvoir la Costa Smeralda. Le résultat est une sorte de Disneyland du luxe pour la jet set… le port déborde de yachts gigantesques, les ensembles de logements aux angles arrondis, peints en ocre rouge orangé alternent avec des boutiques hors de prix. On y trouve même un concessionnaire Rolls Royce ! Improbable. Nous y passons la soirée : bière sur le port puis pizza dans une sorte centre commercial… nous refaisons ensuite, de nuit, la route en sens inverse bien aidés, il faut le dire, par le GPS !

Carnet d’adresses

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