29 janvier 2016
Koh Panghan

Le lendemain de notre arrivée à Koh Panghan il pleut. Pas en continue mais suffisamment souvent et suffisamment fort pour nous empêcher de visiter l’île. Nous passons la journée avec nos hôtes, prenons le temps, profitons de la mer et d’une vraie journée de repos.
Je ne me suis encore jamais fait masser… La Thaïlande est un peu le berceau du spa, les salons de massages fleurissent tous les 100 mètres et l’un d’eux est installé non loin sur la plage : l’occasion de tester un massage à l’huile de coco au son des vagues et de la pluie qui tambourine sur le toit de bois. Un régal; mais l’odeur de noix de coco extrêmement forte me donne l’impression de me transformer peu à peu en gâteau. Nous y retournerons deux jours plus tard et choisirons cette fois un massage nuque-épaule-dos d’inspiration traditionnelle thaï, plus « dynamique » – est-ce que se faire enfoncer les coudes dans le dos peut être défini comme dynamique ? En tous cas le résultat est encore plus relaxant. Et cette fois pas d’odeur de pâtisserie !
Alors que nous finissons de déjeuner, un macaque dressé à cueillir les noix de coco nous fait une démonstration : grimper, choisir les noix les plus mûres, les faire tourner sur elles-mêmes afin de les détacher du tronc et les faire tomber, le tout sous l’œil – plus ou moins – bien veillant de son maître et son pic à ramasser les cocos.

Au matin le soleil est revenu; c’est l’occasion de faire le tour de l’île, à scooter. Pascal et Kerstin vont nous servir de guide sur cette île qu’ils connaissent par coeur et qu’ils aiment tant. Le deux roues est probablement le meilleur moyen de se balader à Koh Paghan. Les loueurs poussent à tous les coins de rue, il y en a presque autant que de salons de massages; et un juste en face du Seaflower : c’est bien pratique. Même si le véhicule à l’air Neuf nous le prenons en photos sous toutes les coutures afin d’éviter les surprises ou les arnaques. Dernière chose avant de chevaucher nos machines : faire le plein. Le loueur attrape alors sur son étal des bouteilles en verres remplies d’un liquide ambré, de l’essence ! Jusque là je pensais qu’il s’agissait de bouteilles d’un rhum artisanal…

Nous prenons la route sans nous soucier de la carte, Pascal et Kerstin sont là pour ouvrir le chemin. L’île est un peu vallonée et la végétation qui y pousse rappelle souvent les Antilles. Ici pas de formations karstiques… Nous traversons quelques « villages » et leur lot de salon de massage, laundry, rooms to rent, et de nombreux points de vente d’essence en bouteille de rhum ! Ça et là, les pluies diluviennes de la veille ont laissées de gigantesques flaques d’eau.

Notre première halte, un petit village spécialisé dans la pêche nocturne au calamar. La rue principale longe la mer, désertique. Kerstin nous indique les bicoques en bois typiques de l’île. Plus loin, un joli petit oiseau en cage; Pascal m’explique que ces volatiles sont chouchoutés et font l’objet de concours de chant. En ont-ils fait une émission de télé : la nouvelle star des poulaillers ? Sur la jetée des femmes pêchent. L’une d’elles a attrapé un poisson à la nageoire dorsale surmontée d’un éperon venimeux, elle essaye de l’estourbir avec sa tong rose.

Deuxième étape la plage de (?), une magnifique anse, bordée de resorts, à la pointe, le plus vieil hôtel luxe de l’île. On voit comme au Sea Flowers les séquelles de la tempête des derniers jours.

La mer transparente nous fait de l’œil : c’est l’heure du bain!

Nous reprenons la route pour Secret Beach. Une petite plage parfaitement idyllique, de petits bungalows de bois colorés s’accrochent à la colline à notre gauche et, leur faisant face, de gros rochers lisses comme on en voit sur les photos de l’île de Praslin aux Seychelles. Mais la plage secrète que veulent nous montrer nos guides n’est pas celle-là; un pont en bambou enjambe les rochers, un sentier à travers les arbres nous mène à ce qui aurait dû être une des criques les plus merveilleuses de l’île. Malheureusement le lieu, s’il a longtemps été entretenu, aux dires de Pascal, est aujourd’hui complètement laissé à l’abandon et sert de décharge, et la tempête n’a pas dû arranger les choses… Pascal et Kerstin sont affreusement déçus, quand à nous, nous ressentons l’énorme gâchis provoqué là par le tourisme. La parcelle a été achetée et dotée de quelques bungalows posés sur les rochers mais le propriétaire du terrain mitoyen n’a jamais autorisé le passage des touristes…

Nous revenons sur nos pas et déjeunons face au belles roches lisses. Une poule apprivoisée vient réclamer à manger à notre table, comme un chien l’aurait fait. Jean-claude, attendrit, la nourri de frites!

Repus de club-sandwich nous nous dirigeons ensuite vers Haad Rin, la fameuse plage des fullmoon party. Traversons la forêt, apercevons – malheureusement trop tard pour nous arrêter – un de ces fameux concours de chant d’oiseaux, un élevage d’éléphant. La route est parfois en construction, souvent neuve et très belle, quelques années auparavant elle n’était que piste. Par endroit de kitch animaux en plâtre. D’immenses panneaux annonces les futures fêtes (jungle party, Shiva moon, black mon…).

Les dais de fils électriques font leur retour, les salons de massage, tatouage aussi. Koh Phi Phi n’est pas très loin; ça sent le tourisme festif de masse à plein nez. La plage, où se succèdent les bars et leurs fameux buckets (seaux d’alcool et de soda, à partager ou non), est néanmoins très belle. Comme nous ne souhaitons être rentré pour le coucher de soleil, nous ne nous attardons pas.

Dernière halte. Le soleil baisse et la lumière absolument mystique. C’est jour de fête, devant le temple un immense marché s’est installé. On y trouve de tout, des fringues, des jouets, des babioles électroniques et bien sûr de la nourriture à foison : fruits, grillades diverses, insectes et même des brochettes d’oeufs…

Nous rentrons bientôt au Sea Flower, Jean-Claude a les yeux collés par la poussière et ne rêve que d’enlever ses lentilles. Nous assistons à un somptueux coucher de soleil sur la plage avant de nous jeter à l’eau.

Nous dînerons ensuite non loin, à L’Alcôve, un nouveau restaurant ouvert par un couple de Françaises. Pascal tient à nous y emmener car ce soir il y a Jam et le son est plutôt bon ! Un jeune homme tire de sa guitare des sons proches de ceux d’un cithare indien, un percussionniste l’accompagne, il « mélope » en anglo-français, c’est très beau. Le lieu est extrêmement chaleureux et la nourriture très bonne, nous passons là une merveilleuse soirée.

Le lendemain nous reprenons le bateau pour Koh Samui et de là l’avion pour Bangkok. L’hôtel que nous avons réservé proche de l’aéroport n’aura aucun cachet mais au petit matin, de notre table du petit déjeuner, nous apercevons des cigognes d’Asie. Nous migrerons ensuite vers l’hiver survolants le panorama grandiose de l’Himalaya enneigé.

Sea Flower Bungalows

seaflowerLe seaflower est un un autre petit coin de rêve, une vingtaine de bungalows sur une belle plage bordée de cocotiers, au loin la vue sur le parc naturel de Mu Koh Ang Thong, un bar sur la plage, un bon restaurant; que demander de plus ?


Infos Pratiques

81/2 Moo 8 Seethanu, Koh Phangan, Surat Thani 84280, Thaïlande
Tél +66 77 349 090
//www.seaflowerbungalows.com


L’Alcove

Infos Pratiques

15/1 MOO6 HINKONG BEACH, 84280 Ko Phangan
Tél 0945793769
//www.facebook.com/Alcove-koh-phangan


La suite du voyage

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